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Curcumine : un puissant antioxydant et anti-inflammatoire

Le curcuma est une épice réputée depuis des siècles pour ses bienfaits sur la digestion. Des études montrent que la curcumine qu’il contient possède de puissantes vertus antioxydantes et anti-inflammatoires. Ce composé naturel protégerait même de la dégénérescence cellulaire et du développement des tumeurs.

 

La curcumine provient du curcuma (Curcuma longa), plante herbacée originaire du sud de l’Asie. Son rhizome (tige souterraine), une fois réduit en poudre, produit le curcuma, épice populaire et  ingrédient incontournable de la cuisine indienne.

En Asie, on a depuis longtemps découvert que l’ajout de curcuma permettait de conserver la fraîcheur, la saveur et la valeur nutritive des aliments. Bien avant l’époque des conservateurs synthétiques, le curcuma jouait donc un rôle essentiel comme additif alimentaire naturel.

Mais le rhizome du curcuma est aussi connu dans les médecines traditionnelles indiennes et chinoises pour stimuler la digestion, notamment parce qu’il augmente la sécrétion biliaire.

Il est utilisé depuis trois mille ans en médecine ayurvédique pour soulager les troubles digestifs. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a reconnu que le curcuma a un effet positif sur la processus de digestion.

Des curcuminoïdes au potentiel anti-cancer

Au cours des dernières décennies, on a isolé, dans le rhizome du curcuma, des substances auxquelles on a donné le nom de curcuminoïdes (la curcumine constitue environ 90 % de ces composés).

Il s’agit d’antioxydants très puissants, qui pourraient expliquer les indications médicinales traditionnelles de la plante Curcuma longa, notamment pour le traitement de troubles inflammatoires.

Différentes études ont ensuite confirmé l’activité protectrice de la curcumine à l’encontre des inflammations de la sphère articulaire.

Les curcuminoïdes permettent de lutter contre le stress oxydatif, responsable de dégénérescence cellulaire. Elles combattent aussi l’inflammation chronique qui entraîne des dysfonctionnements immunitaires et métaboliques, deux situations étroitement liées à l’apparition de tumeurs.

Ainsi la curcumine est la molécule végétale la plus étudiée par les scientifiques pour son potentiel anticancer. Le Professeur David Servan-Schreiber en parle dans son livre « Anticancer » et le Professeur Richard Beliveau lui dédie un chapitre de son ouvrage « Les aliments contre le cancer« .



Pourquoi prendre de la curcumine ?

La curcumine est  efficace pour :

  • prévenir le vieillissement cellulaire,
  • stimuler le système immunitaire,
  • favoriser le processus digestif, protéger le foie, améliorer la digestion des corps gras et des sucres,
  • lutter contre l’inflammation, notamment dans l’arthrite rhumatoïde.

Par ailleurs, une  étude américaine publiée dans le très sérieux journal scientifique « Journal of Alzheimer’s Disease » révèle que l’association curcumine et vitamine D pourrait aider à ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer.

Se procurer de la curcumine

 

Bien choisir sa curcumine

L’extrait sec du curcuma est sans grand intérêt, en raison de la dilution extrême de la curcumine (à moins de 0,5%). Dans sa forme originelle le curcuma est mal absorbé. Il est donc important d’opter pour un extrait sec de curcuma dosé à 95% de curcuminoïdes actifs. Il faut donc l’associer à la pipérine, l’ingrédient majeur du poivre, pour en améliorer l’assimilation. Selon le Pr Béliveau, le poivre noir augmente de mille fois la biodisponibilité de la curcumine.

La curcumine peut être utilisée à titre préventif comme antioxydant ou, avec un dosage plus élevé, pour soulager les troubles inflammatoires et dans le cadre de maladie dégénérative et/ou troubles du vieillissement cellulaire.

A noter que les traitements anticolagulants sont une contre-indication à la prise de curcuma. Celle-ci doit faire aussi l’objet de précautions particulières chez les patients traités pour :

  • ulcères gastriques (à haute dose, le curcuma peut avoir un effet irritant),
  • obstruction des voies biliaires (prise déconseillée).

University of California via EurekAlert (AAAS) UCLA scientists pinpoint how vitamin D may help clear amyloid plaques found in Alzheimer’s

Bernard Clavière

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