Accueil » Actualité » Sucre blanc = danger !

Sucre blanc = danger !

Le sucre est devenu, en quelques décennies, un des principaux ingrédients de l’alimentation industrielle. On le trouve partout, même là où on ne l’attend pas, et pourtant toutes les études s’intéressant à son impact sur notre santé tirent la sonnette d’alarme : le sucre est aujourd’hui la deuxième cause de mortalité dans les pays développés.

 

Oui, mais on a besoin de glucides !

Également appelés glucides, les sucres nous apportent de l’énergie. Il constituent un carburant vital pour le cerveau, qui en consomme 5 g par heure soit environ 120 g par jour, mais aussi pour les muscles. La famille des glucides regroupe différentes formes aux propriétés variées et dont la consommation a des conséquences très diverses :

  • les fibres alimentaires qui se trouvent dans les produits végétaux comme les légumes, les fruits et les grains entiers. Ce sont des sucres – ou glucides – dits complexes ;
  • les amidons, autre glucides complexes, qu’on trouve dans les céréales, les tubercules et rhizomes (pomme de terre, patate douce, manioc…) ;
  • les sucres simples, qui n’occupaient autrefois qu’une part très réduite dans notre alimentation puisqu’ils ne sont présents que dans certains aliments précis (fruits, lait, miel, sirop d’érable). La culture à grande échelle de la canne à sucre, puis celle de la betterave, a permis de produire de grandes quantités de ces sucres simples.

sucre

Le sucre de table ou sucre blanc (saccharose) provenant de la betterave et de la canne à sucre, subit de nombreux procédés chimiques. Le saccharose est un sucre dit « simple » ou rapide. Il augmente le niveau de sucre dans le sang trop rapidement, créant un axe glycémiquo-insulinique perturbé, et provoque la dépendance.

Il faut donc plutôt choisir les bonnes sources de glucides (glucides complexes) en privilégiant les céréales complètes et les légumineuses. Elles diffusent lentement et régulièrement le sucre qu’elles contiennent, n’entraînant qu’une faible augmentation de l’insuline. Elles apportent également un grand nombre de micro nutriments (vitamines, minéraux, etc.) contrairement au sucre de table, totalement dévitalisé et porteur de calories vides.

 

L’index glycémique, comment ça marche ?

L’index ou indice glycémique (IG) permet de déterminer la rapidité d’assimilation du sucre par l’organisme. Plus on consomme des aliments à indice glycémique élevé (autrement dit faisant monter rapidement notre taux de glucose dans le sang), plus on a tendance à prendre du poids. En effet, le glucose excédentaire est rapidement transformé en graisse par l’organisme. Les aliments à faible indice glycémique ne provoquent pas cette montée rapide du taux de sucre et n’aboutissent donc pas à cette fabrication de graisses « de réserve ».

L’indice de base pour calculer cet indice glycémique est 100. Raisonnablement, on devrait consommer avec beaucoup de modération les aliments possédant un indice supérieur à 60 ; ce sont les vrais sucres « rapides ». Les aliments avec un index glycémique inférieur à 50 sont à privilégier dans le cadre d’une alimentation saine.

 

Consommation directe et sucre caché

sucreEn France, la population consomme en moyenne trop de sucre : 90 à 100 g par jour, alors que l’OMS recommande de ne pas excéder 50 g par jour. L’explication est simple : notre consommation de sucre ne s’arrête pas à celui que nous ajoutons dans notre café ou dans notre yaourt.

Cette consommation dite « directe »  ne représente  que 20% de notre consommation réelle.

Le reste, nous le retrouvons dans toutes sortes de produits alimentaires : biscuits, plats cuisinés, pain, sodas, sauce tomate, soupes en brique. Les industriels utilisent le sucre afin d’améliorer le goût de leur produit (le goût sucré fait l’unanimité chez les consommateurs), parfois pour en masquer l’acidité ou l’amertume. Selon l’INSEE, les ventes de produits sucrés ont fait un bond de 300% depuis les années 60 et représentent aujourd’hui 45,6% du budget alimentaire.

 

Dangers et dépendance

120703_1i7oy_obesite_sn635Responsable de créer une forte dépendance, le sucre est également impliqué dans un grand nombre de pathologies. Outre les caries, le diabète et l’obésité, on  peut citer les maladies cardiovasculaires et l’hypertension. Privé de ses vitamines et de ses minéraux par le raffinage, le sucre blanc favoriserait aussi les fermentations intestinales, en perturbant la flore bactérienne.

Par ailleurs, plus on absorbe de sucre, moins nos globules blancs sont performants face aux microbes… Manger sucré ouvre grand la porte aux infections hivernales ! Plus grave, plusieurs études ont démontré que le sucre raffiné favorisait le développement de certains cancers : pancréas, estomac, côlon….

Des chercheurs américains de l’université de Birmingham, en Alabama, viennent de montrer qu’en plus de nous faire grossir, le sucre nous abrutirait. Des souris, dites « soda » ont ingurgité pendant 175 jours de l’eau sucrée alors que leurs consœurs sont restées à l’eau plate. Après 25 semaines de test, les cerveaux des souris « soda », contiennent  trois fois plus de bêta-amyloïde, une protéine constituante des plaques séniles caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, et 2,5 fois plus d’apoliproprotéine E, molécule qui favorise la formation des plaques séniles autour des neurones.

De son côté, Bruno Kleiner, naturopathe spécialisé en nutrition, pointe dans son ouvrage « Le sucre ou la vie » tous les troubles engendrés par le sucre blanc raffiné :

« Sa consommation entraîne un affaiblissement des capacités immunitaires, hormonales et circulatoires, une fatigue chronique, une réduction du potentiel intellectuel et favorise la dépression ».

 

xylitol

Le xylitol, sucre naturel de bouleau

 

Le sucre blanc est un aliment mort, sans intérêt nutritionnel, précisent les experts. Une excellente raison de changer nos habitudes ! Dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée, nous n’avons pas besoin d’ajouter de sucre raffiné à nos aliments. Néanmoins, en cas de besoin de douceur, on peut avoir recours à des produits tout aussi « sucrants » et plus intéressants sur le plan nutritionnel :

  • Remplacer progressivement le sucre blanc par du sirop d’agave, du miel ou, mieux encore, du xylitol (sucre naturel de bouleau non cariogène et dont l’index glycémique est de 7 seulement) tout en réduisant les quantités.pot-kitchen-cutlery-bees-medium
  • Examiner les étiquettes des produits achetés en grands surfaces pour vérifier la présence de sucre raffiné, éviter autant que possible les aliments transformés.
  • Bannir les boissons sucrées, sodas et boissons industrielles. On trouve jusqu’à 40 g de sucre dans une seule canette de soda… alors que nos besoins quotidiens en sucres sont de 50 g !
  • Diminuer systématiquement (au moins par 2) les doses recommandées de sucre dans vos recettes ou les remplacer par des sucres naturels (miel, nectar d’agave, sucre de coco, xylitol).
Docteur Nature