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8 conseils pour vivre mieux

Pesticides, additifs alimentaires, particules fines… envahissent nos maisons et nos supermarchés. Plus de 100 000 substances chimiques sont présentes dans notre environnement au quotidien et contribuent à agresser notre organisme. Voici nos conseils pour vivre mieux et se protéger :

Se nourrir bio

62% des fruits et 30% des légumes contrôles par la DGCCRF contiennent des résidus de pesticides. Les fruits les plus pollués sont les pêches et nectarines, poires, pommes, fraises et raisins. Côté légumes, les laitues, carottes, poivrons, céleris et choux frisés sont les plus touchés. Pour se protéger,  il est indispensable de privilégier les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique, dix fois moins exposés aux résidus de pesticides.
Moins contaminés, les fruits et légumes bio sont également plus riches. C’est la conclusion d’une méta-analyse de l’Université de Newcastle (projet “QualityLowInputFood”) menée par Carlo Leifert en collaboration avec l’Inra en France, qui a comparé les cultures conventionnelles et celles issues de l’Agriculture biologique : les fruits et légumes bio ont des concentrations plus élevées (de 18 % à 69 %) en antioxydants.

Laver et éplucher fruits et légumes3376

5 fruits et légumes par jour ? Oui, mais à condition de les laver avant consommation s’ils sont issus de l’agriculture conventionnelle. Un brossage (à l’aide d’une brosse à légumes trempée dans de l’eau additionnée d’une pincée de bicarbonate de soude) et un rinçage à l’eau claire s’avèrent indispensables.

Pensez à éplucher les légumes les plus pollués, comme les courgettes, aubergines et concombres, et à ôter les feuilles extérieures – les plus exposées aux pesticides – des poireaux, salades et choux.

Réduire la viande

La marché français de la viande pose question :  les médicaments vétérinaires autorisés sur le marché français contiennent des dizaines de substances chimiques dont certaines sont très toxiques. L’élevage de masse, dans des bâtiments confinés, est évidemment plus malsain que l’élevage de plein air, surtout si l’air ou l’eau de boisson ne sont pas assez renouvelés, ou les déjections pas assez rapidement ou complètement évacuées. Par ailleurs, le bétail et les volailles peuvent être contaminés si leur alimentation contient des résidus de pesticides.

Autant de raisons de se passer de viande ou d’en consommer le moins possible : 500 g de viande rouge par semaine sont suffisants. Si on ne veut pas se priver d’en consommer, il faut privilégier une viande issue d’élevages bio avec des bêtes élevées au grand air. La viande bio séduit de plus en plus de français  : 70% en consomment désormais régulièrement (contre 59% en 2015).

Précaution avec le poisson

La viande, classée probablement cancérigène selon l’OMS, est de plus en plus décriée.  Et le poisson ? En dehors de son apport en protéines, il constitue une bonne source de vitamines et d’acides gras dits oméga 3. L’Anses recommande d’ailleurs d’en consommer deux fois par semaine. Mais là encore, la prudence s’impose : les poissons d’eau douce peuvent être contaminés par les PCB (polychlorobiphényles). Et les poissons de mer, surtout les prédateurs sauvages, sont eux contaminés par le mercure. Il est donc recommandé d’éviter les plus gros (requin, marlin, thon, espadon, raie, bar ou loup, flétan, brochet…) et de privilégier les  sardines, anchois, harengs, maquereaux…

Alterner les espèces et les sources d’approvisionnement (sauvage, élevage) permet d’éviter l’accumulation des produits contaminants, le danger étant surtout lié à l’accumulation dans l’organisme. Comme pour la viande, les poissons bio proviennent obligatoirement d’un élevage qui respecte le cahier des charges européen. La pisciculture biologique garantit des espaces de vie en cohérence avec les besoins des espèces ainsi qu’une alimentation issue de l’agriculture bio. Tout usage d’additifs, de pesticides, de traitements vétérinaire est interdit, la qualité de l’eau est contrôlée et les cycles naturels des espèces respectés.

Filtrer l’eauimage eau

Si la qualité de l’eau tend à s’améliorer, la ressource en eau reste très contaminée par les nitrates en France. Tous les départements n’étant pas logés à la même enseigne, deux sites internet permettent de savoir ce qu’il en est  : celui du ministère de la Santé et celui que l’UFC Que Choisir. En cas de situation à risque, mieux vaut opter pour l’eau de source en bouteille ou filtrer l’eau du robinet.  Le filtre à céramique constitue actuellement le meilleur rapport qualité – prix.

Attention aux bonbonnes en PVC et aux bouteilles en plastiques que l’on recharge en eau : en vieillissant ou en chauffant au soleil, celles-ci peuvent libérer des phtalates, agents plastifiants toxiques pour l’organismes.

Décrypter les étiquettes

L’agro-alimentaire use et abuse des additifs alimentaires au détriment de notre santé ! Ces substances permettent d’aider à la conservation des aliments, d’éviter ou de réduire les phénomènes d’oxydation, d’améliorer la présentation ou la tenue (agents de texture), de conférer une coloration aux aliments (colorants) ou encore de renforcer leur goût (exhausteurs de goût). Ces additifs doivent être mentionnés sur l’étiquette des denrées alimentaires, soit en toutes lettres, soit à l’aide d’un code (par exemple : « colorant E 330 »). Le code se compose d’une lettre suivie d’un numéro portant sur la catégorie : 100 pour les colorants, 200 pour les conservateurs, 300 pour les agents anti-oxygène, 400 pour les agents de texture.

Certains additifs, pourtant autorisés, sont reconnus comme potentiellement cancérigènes. Il s’agit de colorants : E123, E131, E142 ; de conservateurs :  E210 à 219 et les dérivés nitrés E249 à 252.

Sont à proscrire les colorants artificiels (les E1..), le glutamate de sodium (E621), l’aspartame (E951), les antioxydants E321 et E320 (perturbateur endocrinien) et la série des conservateurs E214 à 219 qui contiennent des parabens. Ces substances sont suspectées d’entraîner problèmes de fertilité, puberté précoce et cancers hormono-dépendants.

Aérer logement et bureaux

aérerSelon une étude de l’ANSES d’avril 2014 intitulée « Étude exploratoire du coût socio-économique des polluants de l’air intérieur« , la pollution de l’air intérieur entraînerait la mort de près de 20 000 Français par an : cancers du rein provoqués par l’inhalation de trichloréthylène ; leucémies imputables à l’exposition au benzène ; cancers du poumon liés au radon ou au tabagisme passif ; intoxication au monoxyde de carbone, maladies cardiovasculaires provoquées par la respiration de particules, etc.

Dans les logements et bureaux, on trouve des traces de polluants biologiques (bactéries, virus, toxines), de polluants chimiques (monoxyde de carbone, formaldéhyde, solvants organiques, éthers de glycol…), des particules et des fibres provoquées par la cuisine, le bricolage et le ménage. L’humidité est également source indirecte de pollution : elle entraîne une dégradation des colles des panneaux de particules, ce qui dégage du formaldéhyde. Si nos logements et bureaux sont de mieux en mieux isolés, cette évolution pénalise toutefois le renouvellement de notre air intérieur. Il est donc indispensable d’aérer en ouvrant les fenêtres au moins 10 minutes par jour (sauf en cas de pollution à l’ozone).

Essayer les « trucs de grand-mère »

Choisir des produits d’entretien alternatifs et utiliser les recettes de grand-mère à base d’ingrédients naturels sont d’excellents moyens de faire le ménage sans polluer.  Réputés très efficaces, les produits ménagers contiennent en effet trop de substances chimiques indésirables. En décapant, ils peuvent aussi causer des irritations de la peau, des yeux, du système digestif, des allergies…ménage

Le vinaigre blanc est très efficace pour détartrer et faire briller les robinetteries et carrelages. L’inox s’entretient  à l’aide de simple jus de citron. Le bicarbonate de soude sera utile pour nettoyer  les lavabos et baignoires en émail. Pour désinfecter, ne recourez pas systématiquement à l’eau de Javel mais pensez  à l’huile essentielle de thym, moins agressive tout en restant très efficace contre les bactéries. Vous pouvez par exemple en diluer 2 ou 3 gouttes avec une demie cuillère à soupe de vinaigre blanc dans un seau d’eau.

Pour traquer la poussière, un simple chiffon humide vous évitera de recourir aux produits antistatiques et lustrants qui émettent des COV (composés organiques volatils) ; et pour faire briller le bois de vos meubles (ainsi que le marbre) l’huile de lin ou la cire d’abeille respectent parfaitement les principes du ménage bio.

 

Bernard Clavière

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