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Réchauffement climatique et maladies respiratoires

Le réchauffement climatique augmente les maladies respiratoires.

L’OMS estime qu’au niveau mondial, 1,3 million de personnes meurent chaque année en raison de la pollution de l’air des villes. En France, 42 000 décès par an seraient attribuables à la pollution aux particules fines.

Un constat alarmant qui illustre bien l’urgence dans laquelle on se trouve, même si les problématiques sanitaires sont restées (encore) à la marge des débats de la COP21 de Paris.

À cette occasion, les pneumologues français ont alerté sur les conséquences respiratoires du réchauffement climatique. « Il est important d’avoir conscience des conséquences sanitaires du réchauffement climatique, et plus particulièrement des conséquences respiratoires », a souligné le Pr Bruno Housset, président de la Fédération française de pneumologie au cours d’une conférence de presse.

 

« Si on réduit la pollution de l’air, on réduira aussi les conséquences respiratoires » Pr Bruno Housset

 

Les sources de pollution

Les polluants que l’on retrouve dans l’atmosphère peuvent être d’origine naturelle (éruption volcanique, pollens, foudre émettant des oxydes d’azote et de l’ozone). Mais la pollution est principalement due à l’activité humaine : déforestation, rejet de méthane, utilisation massive de combustibles fossiles, etc.

Réchauffement climatique

Depuis le début de l’ère industrielle, nous rejettons dans l’atmosphère des gaz polluants qui altèrent la qualité de l’air et dérèglent le climat. Sans l’homme, le réchauffement climatique n’aurait pas eu lieu ! En 2013, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) confirmait déjà la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique. Leur rapport établissait cette causalité à 95% alors qu’en 2007 elle était de 90%. Le GIEC estimait aussi que d’ici 2100, la température pourrait augmenter de 4,8° en moyenne sur Terre.

Le réchauffement climatique est à l’origine d’une augmentation des concentrations d’ozone et de la pollution aux particules fines avec divers effets, à court et à long terme, sur la santé.

               « La menace est si grande qu’elle pourrait nous faire perdre les bénéfices du développement de ces 50 dernières années » expliquent les scientifiques du University College of London, dans une édition du Lancet consacrée au climat en juin 2015.

 

Les conséquences sur la santé

En milieu urbain, on note un accroissement du risque de maladies respiratoires aiguës (pneumonie, par exemple) et chroniques (cancer du poumon, par exemple) ainsi que de maladies cardio-vasculaires. Les personnes exposées de façon chronique (c’est-à-dire des années) à des niveaux élevés de particules en suspension ont un risque plus élevé de maladies cardio-vasculaires.

Selon un article publié par l’ADEME, plus de 80 % des Européens seraient exposés à des niveaux de particules supérieurs à ceux préconisés par l’OMS en 2005. Cette exposition prive en moyenne chaque individu européen de 8,6 mois de sa vie (8,2 mois pour la France). L’exposition à long terme aux particules fines (PM 2,5) peut provoquer l’athérosclérose, des perturbations des naissances et des maladies respiratoires chez l’enfant.

La pollution de l’air touche différemment les individus : les habitants des villes où l’air est fortement pollué souffrent davantage de cardiopathies, de problèmes respiratoires et de cancer du poumon. De même, des effets plus graves sur la santé sont observés chez les personnes déjà malades ou vulnérables (enfants, personnes âgées).

Une autre conséquence du réchauffement climatique est l’allongement de la durée de propagation des pollens. Ce qui conduit à une augmentation des allergies respiratoires et notamment des rhinites allergiques qui touchent déjà plus de 30 % de la population.

 

Bernard Clavière

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